Article Mise à jour le ven. 13 mars 2026 à 08:00 publié par Yann Amice Le schéma de circulation générale évolue finalement assez peu à l’échelle de l’Europe occidentale. La situation reste dominée par un rail perturbé atlantique toujours actif, qui continue de se réactiver par séquences. Dans le même temps, le renforcement progressif des hautes pressions sur le nord de l’Europe durant le week-end tend à orienter les dépressions vers des latitudes plus méridionales, favorisant une circulation à nouveau plus ondulante entre l’Atlantique et le bassin méditerranéen. Dans ce contexte, une dépression susceptible de s’isoler au large du Portugal entre jeudi 19 et vendredi 20 mars pourrait ensuite se décaler vers le sud de la péninsule Ibérique entre le week-end des 21 et 22 mars. Compte tenu de sa dynamique pluvieuse, ce système pourrait être nommé par les services météorologiques espagnols. Son évolution favoriserait alors la mise en place d’un flux de sud à sud-est sur la Méditerranée occidentale, propice à une nouvelle séquence perturbée sur le pourtour méditerranéen. Pour la France, cette configuration se traduirait par un temps assez contrasté selon les régions. Les régions méditerranéennes pourraient être les plus exposées à cette dégradation entre le 23 et le 24 mars, tandis que le reste du pays resterait davantage sous l’influence d’une circulation d’ouest à nord-ouest plus classique, alternant passages perturbés rapides et phases plus calmes. Au-delà de cette échéance, les modélisations envisagent la persistance d’une goutte froide sur l’Espagne et ses abords, ce qui pourrait maintenir une circulation atmosphérique plus instable sur une partie de la France, notamment sur les régions méridionales et centrales. Dans ce contexte, la fin du mois de mars s’annonce variable et assez dynamique, avec un risque d’averses ou d’épisodes instables ponctuels. À l’échelle sub-saisonnière, les projections du Centre européen ECMWF confirment cette tendance. Les cartes suggèrent des anomalies de température positives sur la seconde moitié de mars, indiquant une ambiance globalement plus douce que la normale sur la France. Le signal de précipitations fait apparaître des excédents plus probables autour du bassin méditerranéen, tandis que le reste du pays resterait plus proche des normales. En résumé, la seconde moitié de mars devrait rester douce mais relativement instable, sans signal de froid tardif notable, avec une alternance de passages perturbés, d’averses et de périodes plus calmes sous influence anticyclonique temporaire.